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Antoine Kombouaré livre dans les colonnes du 100% PSG de ce mois-ci sur son travail d'entraîneur au PSG; ses méthodes de travail, le club, les supporters, les dirigeants, les jeunes, tout y passe pour le Kanak dont la priorité reste inchangée : faire son travail et enchaîner les résultats.
Tout le monde le sait, et aimerait bien que cela change. Paris n'est pas un club comme les autres, et ne le sera probablement jamais. Invité à se prononcer sur le fameux "particularisme Parisien", l'entraîneur des rouge et bleu se montre lucide sur le club : "La première grosse différence avec les clubs que j'ai entraîné précédemment et la plupart des clubs de l'Hexagone, outre les grosses écuries, se situe au niveau des objectifs, qui sont toujours très élevés.(...) La deuxième concerne l'impact médiatique du PSG, comme on peut s'en rendre compte chaque jour. Le poids des supporters est également une différence importante avec l'ensemble des clubs français, excepté Marseille bien sûr, ou encore Lyon, dans une moindre mesure."
Une importance qui pousse "Casque d'Or" a dialogué plus souvent avec ces derniers que probablement aucun autre entraîneur de Ligue 1 : "Cela fait de plus en plus partie du métier d'un entraîneur. (...)J'ai le sentiment qu'il faut que j'aille leur faire passer des messages. Récemment, je leur ai rappelé que leur frustration était justifiée et qu'ils avaient le droit de la manifester, mais dans certaines limites. C'est mon rôle d'aller au devant de ce genre de conflit, parce que je dois protéger mon groupe. Je ne suis pas non plus épargné, puisque j'ai entendu des "Kombouaré démission" au Parc. Ce n'est pas un souci, je l'accepte. En revanche, je ne peux pas permettre les insultes et les différentes formes de violence. Bien entendu, personne ici ne fait d'amalgame et on sait tous que cela ne concerne qu'une petite partie de supporters."
Mais le coeur du rôle d'entraîneur se situe sur le terrain et non dans les tribunes. Un rôle pour lequel le Kanak reconnaît s'être inspiré de ses années Nantaises : "J'ai aimé l'idée directrice et l'état d'esprit général.(...)Toutes les idées que je m'étais faites de ce métier, j'ai pu ensuite les mettre en place sereinement avec la réserve du PSG, durant quatre ans." Un adepte du beau jeu, donc, mais qui ne se voile pourtant pas la face : "Je reste tout de même persuadé que l'on a plus de chances de gagner lorsqu'on joue bien. Mais je me rend compte que, bien des fois, la logique n'est pas respectée."
Une affirmation qui ne vaudra pas pour Paris qui, ne produisant pas de jeu, ne peut donc prétendre à la victoire. L'ancien entraîneur de Strasbourg et Valenciennes aurait-il abandonné à Paris les méthodes qui avaient fait sa réussite? "Elles ne varient pas ou peu, selon que l'on entraîne Valenciennes, Strasbourg, Nantes ou le PSG. L'exigence doit être la même, avec une quantité de travail identique. (...) Tout cela pour dire qu'un entraîneur ne triche jamais et qu'il s'investit toujours à fond, peu importe le club dont il a la charge. C'est l'environnement qui change, pas son métier. " Un environnement différent qui se caractérise aussi par une présence plus forte des dirigeants, mais pas seulement..."Dans les clubs où j'ai entraîné par le passé, il y avait moins de dirigeants qu'ici. En attendant, l'approche que j'ai avec les gens est toujours la même. Je ne change pas. Avec le Président, il existe un rapport hiérarchique direct. Je suis là pour faire mon travail et je suis jugé là-dessus, ainsi que sur les résultats. Toujours est-il que le PSG est assez singulier à ce niveau car beaucoup de gens gravitent autour du club. Cela génère forcément plus de retours, plus de commentaires, plus d'attentes et... plus de contraintes. Moi, je préfère rester dans ma bulle, concentré sur mon boulot."
Ce "boulot", Antoine Kombouaré a décidé de le faire en intégrant fortement les jeunes joueurs du club : Younouss Sankharé, Mahmadou Sakho, Grandhi N'Goyi ou Jean-Eudes Maurice. Une décision qui a une explication très simple pour l'entraîneur Parisien : "Si je compare l'état d'esprit qui régnait au centre de formation orsque je m'occupais de la réserve Parisienne (1999/2003) et celui d'aujourd'hui, je me rend compte qu'il a énormément changé. Désormais les jeunes savent qu'ils ont les moyens et les opportunités de réussir en équipe première. Par le passé, l'idée principale était d'acheter des joueurs confirmés, voire internationaux, pour constituer l'équipe. Actuellement, le projet est tout autre. On veut toujours disposer de joueurs de très haut niveau, mais on souhaite les associer avec nos meilleurs jeunes. "
Une déclaration en forme d'aveu pour le Kanak, auquel on pourra répondre que c'est moins la formidable envie des jeunes que l'abaissement du niveau de jeu qui leur permet de prétendre à une place dans l'effectif professionnel. Mais l'entraîneur avance une autre explication, moins contestable celle-là : "Ils sont surtout plus précoces, notamment sur le plan mental. C'est dû au fait qu'ils savent depuis plusieurs années que, s'ils s'en donnent les moyens, ils auront la possiblité de percer en équipe première. (...) C'est d'ailleurs un constat que l'ont peut faire aussi dans d'autres clubs, comme Rennes par exemple."
Pas de véritables changement donc dans la préparation de l'entraîneur. Mais devant les résultats laborieux de son équipe le Kanak devra peut être réviser son point de vue. Et faire germer dans l'esprit de son actionnaire l'idée de recruter des internationaux, comme dans une certaine décennie 90...
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